HISTORIQUE
Il y a de cela environ 5 ans j'ai visionné un vieux film loué intitulé "Le Saint " dont l'intrigue tourne autour d'un vol de plans concernant la fusion à froid. Cela a ravivé mon intérêt pour la fusion à froid car j'avais lu plusieurs années auparavant quelques vagues articles scientifiques sur le sujet soit dans la revue "Science & Vie" , "Popular Science" ou "American Sientific" mais je ne me souviens plus au juste, en fait le qualificatif de vagues s'appliquerait plus à mes souvenirs qu'aux articles.
Après le visionnement du film il ma plût de rêver quelques instants sur ce que pourrait apporter la fusion à froid. Puis ces belles images se sont enfouies dans mon subconscient alors que la nécessité du train train de la vie amenait mon conscient à vaquer à d'autres occupations.
Cinq ans plus tard (nous sommes en 2004) alors que je surfait allègrement sur Internet j'abouti sur le site de Jean-Louis Naudin www.jlnlabs.org. Quelle ne fut pas ma surprise de voir à quel point c'était facile et simple. Je m'empressai donc de me procurer les ingrédients de base soit les électrodes en tungstène que je me procurai chez un fournisseur d'équipement de soudure en l'occurrence la Cie Air liquide, et le carbonate de potassium K2CO3 chez un fournisseur de produit de laboratoire pour l'industrie, les universités et les écoles en l'occurrence la Cie Prolabec de Laval.
Pour ce qui est du reste j'ai construit un montage assez simpliste à partir de ce que j'avais sous la main soit une jarre à biscuit, une spatule trouée en inox comme anode et un pont diode de 400Volts 40Ampères que je m'étais procuré chez un marchand d'électronique local. Je branchai le tout à partir sur le 220 volts de la cuisinière électrique après avoir fait bouillir la solution. Malheureusement je n'ai pas de photos à vous montrer mais ce fut spectaculaire de voir briller le plasma et les énormes quantités dégagées de vapeur. Je me suis amusé comme un enfant : allume, éteint, allume, éteint .... et pendant tout ce temps en contemplant ce spectacle se construisait déjà en esprit une centrale d'énergie domestique car avec un rendement de 1 pour 2.29 selon Jean-Louis Naudin je voyais là de réelles économies de chauffage à faire.
J'ai appelé mon ami Laurent L'Écuyer à qui j'avais parlé de la fusion et qui m'avait fait quelques courses pour acheter les électrodes de tungstène pour l'inviter à venir voir la fusion à froid en action. Il fut aussi impressionné et amusé que je le fut.
Dans les jours qui suivirent je m'amusai encore quelque peu afin de bien observer le phénomène tout en imaginant la façon de construire la première bouilloire. C'est alors que j'observai que la cathode en tungstène s'était beaucoup usée en si peu de temps, environ une demi-heure d'utilisation en usage intermittent de quelques secondes à deux minutes ( voir illustration 5 ). Je répétai l'expérience mais avec un usage plus intensif et presqu'en continu de trois quarts d'heure soit par périodes d'environ cinq minutes à la fois dans lequel cas l'usure était beaucoup plus rapide ( voir l'illustration 10 ). Je fis un calcul rapide et j'arrivai à la conclusion que les économies escomptées étaient complètement effacées par le coût des cathodes sans compter l'inconvénient de devoir les changer souvent c'est-à-dire plusieurs fois par jour. Adieu veaux vaches cochons couvée etc. Je compris alors pourquoi que depuis le temps qu'on connaît la fusion à froid il n'y a pas eu d'applications pratiques et économiques mises sur le marché. En fait on est pas plus avancé même si ça fait de la belle lumière, des bulles et de la vapeur, on échange quatre trente sous pour une piastre.
Profondément déçu je fis une pause en quête d'inspiration. Elle ne se fit pas attendre bien longtemps. Presqu'aussitôt je vis qu'il fallait utiliser de la cendre de foyer et une cathode en fer. Je préparai donc une solution de cendre de foyer dont la recette est bien simple. Vous remplissez au tiers un seau de cendre tamisée que vous remplissez presqu'au bord d'eau très chaude sinon bouillante. Vous brassez quelques minutes et vous laissez décanter pendant au moins deux à trois semaines. Ensuite vous filtrez la solution surnageant la cendre. Vous obtenez ainsi un électrolyte basique très complexe en parfait équilibre avec la vie qui lui a donné naissance. Durant les semaines qui suivirent en attendant que la solution décante je construisis mon premier démonstrateur que vous voyez dans les illustrations 6, 7 et 8 . Les photos ont été prises après 8 conférences et environ deux heures d'utilisations en temps réel.
llustration 6 illustrationn 7 illustration 8
L'anode en inox est une louche à nouille que j'ai formée pour épouser la circonférence du pot. Au centre à gauche se trouve la cathode de tungstène et au centre à droite se trouve la cathode de fer qui est une simple vis tire-fond. Le pot est surmonté d'une cheminée munie d'un filtre fait avec un abrasif "Scotch Bright" en forme d'éponge afin d'éviter les débordements de liquide et laisser passer uniquement la vapeur.
Avec l'électrolyte de cendre le rendement est le même qu'avec l'électrolyte de K2CO3 autant avec la cathode de tungstène que la cathode de fer. Après avoir pesé les cathodes de fer et de tungstène la cathode de fer (illustration 9) s'use 11 fois moins vite que la cathode de tungstène (illustration 5). Il se forme dans le fond du pot après repos un dépôt en très petite quantité d'une poussière excessivement fine que nous n'avons pas eu le temps de faire analyser.
Considérant qu'à partir du moment que les ingrédients consumables de base ne coûtent plus rien. En fait la cendre de foyer est un déchet pour la très grande majorité des gens. N'ayant pas de foyer j'ai d'ailleurs obtenu mon premier lot de cendres d'une voisine. Quant au cathodes de fer on peut toujours les acheter pour un prix très bas (quelques cents) mais on peut aussi les obtenir gratuitement dans de la récupération.
À partir donc de ce moment tout devenait possible et c'est avec une vitesse folle que tout le plan d'Hydro-Plasmol s'est mis en place. Dès la première conférence le 12 novembre 2004 au centre de L'Académie des Sciences du Vortex à Ste-Agathe-des-Monts j'ai su par la réponse des gens que ce projet formidable de construire une bouilloire ou chaudière qui pourra servir à produire suffisamment d'énergie pour chauffer une maison, une piscine et même votre asphalte si vous n'aimez pas pelleter l'hiver pouvait devenir réalisable en relativement peu de temps.
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